laboratoireurbanismeinsurrectionnel

AMSTERDAM en LUTTES









Photo : © Hans van den Bogaard






« Qu’est-ce que le néolibéralisme ?


Un programme de destruction des structures collectives capables de faire obstacle à la logique du marché pur.»


Pierre Bourdieu


L’essence du néolibéralisme


1998





La brochure au format PDF- 500 pages 168 MO - est disponible

ICI (via google drive sécurisé)






Amsterdam,
la belle capitale rebelle du royaume des Pays-Bas est devenue sage et
soumise. 


L’on peut juger, sans paraître excessif, que l’héritage
de quatre décennies de glorieuses luttes urbaine et écologique, pour le droit au
logement et au squat – entre autres luttes -, ce précieux héritage
a été balayé en une dizaine d’années...






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Robert GOODMAN | Guerrilla Architecture













« By
looking at the alliance that has developed between politicians,
planners and industry, it should now be clear that both liberal and
conservative reforms within the existing structure of American
society cannot change the inequities of that society. »








Robert Goodman


After the Planners


1971 







Robert
Goodman (né en 1936) est architecte et professeur au Massachusetts
Institute of Technology ; tout au long des années 1970, il a
été un des fervents partisans de l’Advocacy
planning
au
service des habitants pauvres
,
comme
nombre de ses collègues, et il participa, avec parfois ses étudiants, à de nombreuses luttes urbaines et pour le droit au logement,
initiant des méthodes de travail et de conception au contact de la
population ; il est le fondateur de l’
Urban
Planning Aid, et théoricien version New Left (Nouvelle gauche) de
« The Architect’s Resistance » et de la « Guerrilla
Architecture 
», contre tout à la fois le
« complexe urbano-industriel » lié à la guerre du
Vietnam, contre « l’architecture de la répression » et
l’urbanisme bureaucratique et autoritaire, pour ne pas dire, contre
l’urbanisme et l’architecture capitalistes et les experts à leur
solde. Dans le vaste mouvement architectural anti-système qui domine
cette époque, il partage l’idéal d’auto-construction, en considérant que « l'efficacité
des formes d'architecture les plus rudimentaires, comme les
bidonvilles, par exemple, où l'expertise doit être partagée entre
les professionnels et le peuple, voire -le cas est fréquent- être
prise en mains complètement par la population, est qu'elle commence
à ouvrir les yeux de celle-ci en détruisant la dépendance
antérieure. La population sent qu'elle peu commencer à agir sur ses
besoins sans attendre que le gouvernement et ses experts prennent
soin d'elle » ; tout autant que l'architecture vernaculaire et  les « enseignements
des cultures primitives  », où « la population est
capable de créer des relations personnelles plus étroites avec son
environnement  ».





En
1971, il publie son œuvre « After the Planners » ;
il ne sera jamais traduit en français ; il est disponible en
intégralité au format PDF en langue anglaise :






=
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Neil Smith | La Cité Revancharde










The
New Urban Frontier. Gentrification and the revanchist city


Londres,
Routledge, 1996.


NEIL
SMITH
(1954-2012)


La
Cité
R
evancharde







Peu
connu du grand public français, le géographe « radical »
anglais Neil Smith, élève de David Harvey, a légué à la
postérité nombre d’ouvrages majeurs concernant la gentrification,
dont notamment
The
New Urban Frontier. Gentrification and the revanchist city.
Aucun n’a
été à ce jour traduit en français. Ce brillant essai est
disponible en intégralité en anglais au format PDF :



=
sur le site internet rohcavamaintenant.free.fr


=
dans notre bibliothèque





Extraits choisis :






Revanche
in French means revenge, and the
revanchists comprised a political movement that formed in France in
the last three decades of the nineteenth century. Angered by the
increased liberalism of the Second Republic, the ignominious defeat
to Bismarck, and the last straw—the Paris Commune (1870–1871), in
which the Paris working class vanquished the defeated government of
Napoleon III and held the city for months—the revanchists organized
a movement of revenge and reaction against both the working class and
the discredited royalty. Organized around Paul Déroulède and the
Ligue des Patriotes, this movement was as militarist as it was
nationalist, but also made a wide appeal to “traditional values.”
“The True France, for Déroulède—the France of good honest men
who believed in simple virtues of honor, family, the army, and the
[new Third] Republic …would surely win out” (Rutkoff 1981). It
was a right-wing movement built on populist nationalism and devoted
to a vengeful and reactionary retaking of the country.






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Les aventures de Red Rat









Johannes
van de Weert


Les
aventures de Red Rat


1980





Ré-édition
Le monde à l’envers & Black-star (s) éditions


traduit
du néerlandais par Willem


sélection
patrimoine du festival d'Angoulème 2017 


2016 - 2017










Présentation
de l’éditeur :





En
1980, Johannes van de Weert publia le premier volume de Red Rat, une
BD sur un rongeur infortuné pris dans les émeutes survenues à
Amsterdam lors du couronnement de la reine des Pays-Bas. Red Rat
avait quelque chose du Néerlandais moyen. Il fut un temps un rat de
bureau qui rejoignait la résistance basque pendant les vacances, à
un autre moment squatter ou bien punk voyageur, mais souvent juste un
passant outragé.


Van
de Weert a été l’un des initiateurs de la scène punk
néerlandaise. Il a chanté dans le groupe les Rondos, a participé
au lancement du centre social autogéré de la Huize Schoonderloo à
Rotterdam et pris part au collectif qui édita et produisit le
journal Raket, mais fut également dans beaucoup d’autres projets
politiques et culturels


toujours
autour de l’humour, de la confrontation, du combat.








Interview
de l’auteur :














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New York | Quartier en guerre












Seth
Tobocman


War
in the Neighborhood


1999







Edité
en français


par le Collectif des Métiers de l’Edition CMDE


Quartier
en guerre


février
2017









Note de l'éditeur :


"Couvre-feu, violences policières, expulsions... Les politiques sécuritaires et la spéculation immobilière s’attaquent au quartier populaire du Lower East Side à Manhattan, au coeur des années Reagan. Ses habitants résistent : squats, manifestations sauvages, émeutes...
Ce roman graphique raconte une décennie de luttes par une succession de portraits où se croisent les vies tumultueuses d’immigrés, de sans-abri, de punks... des pauvres pour qui la solidarité et l’auto-organisation deviennent des armes.
Au plus fort de son art du reportage, Seth Tobocman signe un livre d’une rare finesse, écrit sur plus de dix ans, alors qu’il squattait lui-même à deux pas du centre mondial de la finance."







Seth Tobocman, compagnon de route de Peter Kuper et d’Eric Drooker, est un artiste majeur de la BD underground américaine. Il est l’auteur, entre autres, de You Don’t Have to Fuck People Over to Survive (AK Press), Landscapes and Disasters (AK Press), World War III Illustrated: An Anthology (PM Press) et de Len: A Lawyer in History (AK Press).







Présentation de l'auteur :


LOWER
EAST SIDE POLITICS






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ESPAGNE | CAMPO de DALIAS



























CAMPO DE DALIAS









Photographies |
Emilien CANCET *



2007








La
vaste étendue
plastifiée
nommée Campo de Dalias, en Andalousie, concentre toutes les formes
radicales d'exploitation de l'Homme et
de
son environnement dont est capable le génie humain ; cette Mer
de plastique de 30.000 hectares
est dédiée
à l'agriculture intensive,
industrielle,
de fruits et de légumes, dont une partie,
alimente la marché français : 40 % des fruits et légumes
vendus en France proviennent d’Espagne (8.000.000 de tonnes de
fruits, 6.000.000 de légumes par an) faisant de l’Espagne le premier
fournisseur agricole et agroalimentaire de la France.









Ce
qui caractérise la production d’Espagne est
qu'elle
n'est pas l'oeuvre,
seulement,
d
e consortiums,
d
e multinationales
ou d'un quelconque groupement d'industriels, au contraire,
ce
sont bien
des
milliers d'exploitants agricoles issus, à l'origine, des classes les
plus pauvres de l'Andalousie,
qui assurent
au pays un prodigieux excédent commercial (10 milliards d’€uros
en 2015). Pour parvenir à un tel exploit, et face notamment à son
concurrent direct, le Maroc, les producteurs espagnols, aidés par
les financements européens, ravagent encore et encore leurs terres,
et, de même, exploitent la force 
des
travailleurs agricoles, principalement venus d’Afrique du nord.






Le
Campo de Dalias, est d'abord l'oeuvre de l'administration du
dictateur Franco et peu l'évoque, mais ce territoire porte la marque
idéologique de trente-cinq années de franquisme caractérisées par
un capitalisme anarchique, un anarcho-capitalisme qui préfigure ou
anticipe, le capitalisme libéral-libertaire post-moderne. Une
idéologie dont les principes affirment l'initiative individuelle,
prônent un laisser-faire et suggèrent ou favorisent par là, une
sorte de déréglementation permanente, une permissivité acceptée,
du moins si elles agissent au nom de l'intérêt économique du pays.
















Source : European space agency




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GODIN | Architecture Unitaire








  



Il
ne s'agissait plus de trouver le remède



aux
abus et aux erreurs de ce monde ;



il
s'agissait de conserver au Peuple la patience



de
la Pauvreté.



Jean-Baptiste André Godin  | 1870














Pour une lecture plus agréable,




notre brochure au format PDF



est accessible Ici 



[Via Google Drive sécurisé]









En
1880, l'industriel multimillionnaire Jean-Baptiste André GODIN lègue
son empire, soit le capital, ses deux complexes Manufactures-Cités,
les Familistères – de Guise en France et de Bruxelles -, leurs
dépendances et les usines, puis sa fortune personnelle en héritage,
à l'Association, une coopérative propriété des salariés. Un
héritage historique, le seul à ce jour en France, fait par un
industriel socialiste disposant d'une fortune considérable [1].
Critiqué par les marxistes, socialistes radicaux et anarchistes, son
empire industriel ne représente pas moins un contre-modèle de
l’entreprise capitaliste ; une société nouvelle, imparfaite
qui a été dénaturée par la caste des coopérateurs privilégiés,
l'aristocratie ouvrière, qui plutôt de prolonger et améliorer
l'oeuvre sociale, préféra protéger ses acquis sociaux au détriment
des Autres.







Dans
cet affrontement, le Familistère occupe un rôle prépondérant. Car
la part du capital que chaque salarié reçoit, annuellement, est
calculée selon plusieurs critères, en fonction du mérite, de
l'ancienneté, du poste occupé, etc., et pour les catégories les
mieux avantagées, dont les « Associés », une des
conditions imposées par Godin est d'habiter le Familistère depuis
au moins cinq années.
 



 

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